27.03.2012
Brèves de trottoir
Il doit exister un lien particulier entre Mons et ses trottoirs. Est-ce l'amour qui les impose coûte que coûte dans les endroits les plus improbables ou la détestation qui les a si mal conçus. Bien évidemment ils ne sont pas destinés à être empruntés sinon leur utilisation demanderait des qualités physiques particulières, un sens de l'équilibre hors du commun et un gabarit longiligne de sauteur à ski.
Cependant diverses théories circulent. L'une des plus crédibles défend l'existence au Moyen-Age d'une communauté de petits hommes dans la Cité du Dragon, expression qui évoque déjà la légende. Ces petits hommes, liés aux fameux hobbits ainsi qu'aux sottaix des Ardennes, occupaient les quartiers du centre. J'imagine les ruelles arpentées par des péripatéticiennes naines. Depuis la découverte de l'homme de Florès les sceptiques font profil bas lorsqu'on mentionne le petit peuple. Ainsi serait née l'expression "un biau ptit trau d'ville" désignant Mons en référence aux caves qui sont le lieux de prédilections de ces gens. Le nom de quelques rues en ont gardé la trace. Le dessinateur scénariste, Pierre Seron s'est largement inspiré de la Révolte des Minuscules, épisode qui les a mené jusqu'aux portes du pouvoir d'après la chronique anonyme du XIIIème siècle, "Toudî lè ptis sont spotchîs, heurs & malheurs des homoncules en Hainau".
Cette version est battue en brèche par une approche économique et financière du phénomène. A une époque moins poétique, le moyen adopté par les édiles communaux afin d'évaluer la taille d'une maison soumise à l'impôt aurait consisté à dénombrer les pavés formant le trottoir y attenant. L'argent des riches bourgeois eut vite raison des scrupules des maîtres-paveurs qui réduirent leur travail à l'essentiel, la pose de la bordure suffisant à définir la notion de trottoir. Ainsi, avec la complicité tacite des autorités locales, se soustrairent-ils à de lourdes charges fiscales.
Certains y voient un épisode de la lutte ancestrale contre la prolifération des déjections canines. D'autres mettent en cause le naufrage du "Coïmbra", navire portugais qui devait assurer l'importation de pavés de qualité supérieure. Selon des spécialistes contemporains, les trottoirs auraient été normaux jusqu'à leur rétrécissement dû aux fameuses inondations de l'été 1897. D'un point de vue judiciaire, on évoque également la piste boraine, l'affaire de la pierre angulaire, le gang des éboueurs non-grévistes, etc. Sans parler de l'inévitable appel à la théorie du Grand Complot.
Parce que, de deux choses l'une, soit on met des trottoirs soit on n'en met pas. Sinon apparaît ce qu'on nomme en urbanisme quantique, le Paradoxe du Marcheur : lorsqu'il n'y a pas de trottoir, la zone devient piétonne.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Petits_Hommes
22:40 Écrit par Boyard | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : mons, trottoir |
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24.03.2012
Asimov ou Dick ?
J'ai toujours trouvé très troublante cette consigne qui consiste à devoir prouver qu'on n'est pas un robot, elle mériterait d'être proposée comme sujet de dissert'. Enfin tant que l'ordi reste poli...
Si la demande est pertinente, il faut donc imaginer un robot standard s'intéressant aux jeux de Dem afin d'y répondre à la vitesse de la lumière grâce à une banque de données quasi illimitée manipulée par de mystérieux algorithmes*. Cette barrière de mots me semble bien fragile pour lui empécher l'accés aux commentaires des blogs et ainsi ramasser de précieux points. Savons-nous vraiment qui est notre adversaire, quel est son modèle, son concepteur, la version de son logiciel ? Bien malin celui qui pourra répondre à ces interrogations. Alors il faudra, afin de protéger nos blogs de l'intrusion abusive des robots, programmer des défenses plus sérieuses. Il conviendrait de confier à nos ordinateurs les plus puissants la tâche de débusquer les tricheurs cybernétiques.
* En ce qui concerne l'humour noir je conserve des doutes quant à leur efficacité. Il serait très désagréable de penser que de l'autre côté de l'écran des machines se bidonnent à nos dépens !
04:32 Écrit par Boyard | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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17.03.2012
Au pays de la soif
A croire qu'après quarante courtes années de picole l'abstinence me travaille...
09:47 Écrit par Boyard | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |
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